Pour aller plus loin

Pour aller plus loin … en sciences naturelles … et en sciences humaines. Il est important de rappeler que cette thématique de la reproduction va bien au-delà des aspects strictement scientifiques. Il s’agit comme nous l’avons évoqué dans notre préalable, d’un sujet de société. Il se peut donc que des questions en lien avec des notions liées aux sciences humaines émergent.

Par exemple, les élèves peuvent, lire, dire, écrire, répéter que « Pour avoir un enfant, il faut s’aimer très fort ». Si on comprend l’intention positive du message, il faut toutefois nuancer et critiquer le propos car les enfants peuvent croire que si le rapport sexuel se déroule qu’il y ait de l’amour entre les personnes, la femme ne sera pas enceinte.

À partir de ce constat, ou de situations exprimées par les élèves, une approche plus sociale peut être abordée. Quelle que soit la situation, nous prenons la position suivante : il est nécessaire que les discours et les propos soient exprimés dans le respect des différences.

Cette séquence est centrée sur l’aspect biologique. Nous choisissons donc de ne pas développer des activités didactiques en sciences humaines. Nous allons ici lister, de manière non exhaustive, des thèmes pouvant être abordés sans complexe avec des élèves, quel que soit le niveau d’enseignement.

Quel que soit les thèmes abordés, nous insistons pour éviter les propos discriminant liés au genre (voir : ). Pour ce faire, nous sommes attentifs : dans notre langage, dans les situations aux espaces symboliques en maternelle, dans l’évocation de côtés paternant/maternant indépendamment du genre, dans la variété des jeux indépendamment des genres.

Oser dire non

La thématique de la reproduction permet aussi d’aborder un moment l’éducation au respect de soi, oser dire non si une situation de contact corporel n’est pas opportun ou dérange. Ce genre de discussion peut se présenter si un incident critique se passe mais pas seulement, il faudrait aussi provoquer ce débat. Nous proposons dans le document de mettre une liste de personne relais pour aborder ces aspects si l’enseignant préfère externaliser cet aspect éducatif. Se renseigner sur les activités prévues par les PMS, PSE, CLPS, centres de planning, etc. pour les référencer et  travailler en complémentarité.

Les situations multiples de parentalité

Parents divorcés, monoparentalité, homoparentalité, adoption monoparentale, … nous optons pour une transparence. Les différentes situations de famille peuvent être énoncées. Notre discours est de dire que pour faire un enfant, d’un point de vue biologique, il faut un spermatozoïde et un ovule, le spermatozoïde venant de l’homme et l’ovule de la femme. Pour fonder une famille et éduquer un enfant, ce peut être deux hommes, deux femmes, un homme et une femme, une femme toute seule, un homme tout seul,…

Concernant les situations de gestation

Enfant issu de mères porteuses, conception assistée, insémination artificielle, etc. nous optons pour attitude de respect, de tolérance mais ne pensons pas provoquer le sujet avant la 4e primaire d’un point de vue scientifique, sauf si une situation de classe nécessite qu’il soit explicité. En 5e et 6e primaire, l’enseignant peut évoquer pour l’aspect scientifique le fait que parfois, il y a des difficultés de fertilité pour l’homme ou la femme. Si c’est la femme qui a des difficultés à être enceinte la fécondation peut se faire in vitro. L’embryon est ensuite implanté dans l’utérus de la mère qui portera l’enfant. Que ces grossesses sont davantage assistées médicalement.

Concernant la contraception

A partir de la 5e/6e primaire, l’enseignant peut aborder le fait que si le couple ne veut pas d’enfant tout de suite, il opte pour un moyen de contraception, qu’il est possible de contrôler les naissances par un moyen de contraception. Expliquer (sans entrer dans les détails de tous les moyens de contraception) que l’acte sexuel n’aboutit pas à chaque fois à la rencontre d’un ovule et un spermatozoïde, qu’il y a des périodes de fécondité pour la femme.

Concernant le genre, le sexe, l’identité sexuelle

Aborder à partir de la 5e/6e primaire (ou plus tôt si l’occasion d’en parler se présente), qu’il existe des garçons/filles qui ont un corps de garçon/fille mais se sentent dans leur tête plus proches de l’autre sexe et cela dans un discours de tolérance. Aborder le fait qu’il existe des garçons/filles qui ne sont pas attirés par les filles/garçons pour constituer un couple mais qu’ils préfèrent aimer quelqu’un du même sexe.

L’interruption de grossesse/l’avortement

Ce sujet peut être évoqué dès la 5e/6e primaire. L’idée n’est pas d’entamer des discussions éthiques sur le sujet, mais de dire au minimum que cela existe et de chercher les causes de conflits et les arguments de tous.

Et bien d’autres encore : la fausse couche/stérilité (dès la 5e/6e) en évoquant le fait que cela arrive, la puberté (dès la 4e) en abordant les cycles menstruels et les signes de pubertés, la démographie (par l’analyse de graphiques), la pérennité des espèces, les ressemblances génétiques, les métiers liés à la naissance, les jumeaux, l’allaitement, les vieilles croyances, etc.