Hypothèse : un groupe d’enseignants en recherche autour des questions de didactique des sciences
« Généralement, plutôt que d'apprendre comment penser scientifiquement, les élèves entendent parler de science et sont invités à retenir des faits (...) il est logique dès lors qu’ils considèrent la science comme une forme de vérité révélée par les scientifiques »1.
Plutôt que d’expliquer comment faire de la science, l’enseignement primaire et secondaire enseigne encore trop souvent les acquis de la science. En dépit de moyens techniques qui ont incontestablement amélioré la qualité de l’illustration du propos et du recours à des méthodes interactives d’apprentissage, l’enseignement des sciences reste encore trop souvent de l’ordre du transmissif.
Lorsque des expériences sont réalisées, elles sont choisies « parce qu’elles marchent », autrement dit, parce qu’elles montrent ce qu’on a envie de leur faire dire. Elles illustrent un savoir déjà existant ; elles ne servent pas à construire un savoir.
L’association Hypothèse essaie, pour sa part, d’amener l’enfant et l’adolescent à développer un esprit scientifique créatif.
Il s’agit de leur faire comprendre que :
- la science résulte de constructions mentales logiques et cohérentes pour décrire le monde;
- qu’elle ne découle pas des découvertes fortuites d’esprits illuminés et qu’il suffira ensuite de s’approprier;
- qu’elle émane d’hommes et de femmes, à un moment donné et dans un contexte sociologique particulier;
- qu’elle est sujette à une évolution constante.
Pour répondre à ces intentions, Hypothèse a défini un cadre d’action et élaboré un ensemble d’outils didactiques qui doivent permettre à l’enfant non seulement d’apprendre, et d’y prendre du plaisir ; mais aussi de pouvoir transférer ensuite ses apprentissages et peut-être même de se projeter dans un avenir de «scientifique ».